RÉCITAL DE PIANO par Thierry Mechler
Vendredi 24 juillet 2026 à 18h à l’église de Saint-Thibault
« Du clair-obscur à la lumière », une rencontre inédite entre Brahms et Bach
Johannes BRAHMS (transcription F. Busoni)
Choral « Herzlich tut mich verlangen » Opus 122
Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Prélude BWV 807 - Suite Anglaise Nr. 2 en la mineur
Johannes BRAHMS
Intermezzo en la mineur opus 116
Johann Sebastian BACH
Allemande et Courante BWV 807
Johannes BRAHMS
Intermezzo en Mi Majeur opus 116
Johann Sebastian BACH
Sarabande et Bourrée I,II,I BWV 807
Johannes BRAHMS (1833-1897)
Intermezzo en la mineur opus 76
Johann Sebastian BACH
Gigue BWV 807
Pause -Collecte
Johannes BRAHMS
Intermezzo en La Majeur opus 118
Johann Sebastian BACH
Toccata en Ré Majeur BWV 912
Du clair-obscur à la lumière
Une rencontre inédite entre Brahms et Bach
Sous ce titre évocateur se déploie un voyage intérieur, un dialogue entre deux maîtres séparés par plus d'un siècle, mais unis par une même exigence spirituelle et musicale.
Johann Sebastian Bach et Johannes Brahms : deux visages de la profondeur, deux architectes du son, l'un tourné vers le ciel baroque, l'autre vers l'âme romantique. Le parcours s'ouvre sur la poésie recueillie du choral Herzlich tut mich verlangen, émouvante confidence du compositeur, d'une simplicité désarmante.
Les Intermezzi de Brahms – ces pages d'introspection et de tendresse voilée – répondent aux préludes et aux danses de Bach, éclats de lumière, de mouvement et de transparence. L'alternance de ces deux univers tisse un chemin sonore, un itinéraire qui conduit progressivement des ombres intérieures vers la lumière, du recueillement à la jubilation.
Le Prélude de la Suite anglaise n° 2 de Bach répond par son élan, sa limpidité et sa force vitale, dissipant le voile romantique pour rétablir l'équilibre du geste.
Au fil des Intermezzi des opus 116 et 76, le langage de Brahms se fait tour à tour tourmenté puis apaisé, trouvant dans l'éclat des tonalités majeures, notamment celles de mi et de la, une forme de réconciliation. L'Intermezzo en la mineur, op. 76 n° 7, tout en retenue mélancolique, s'élève comme un murmure inquiet où Brahms semble chercher la paix. En regard, les danses de la Suite anglaise – Allemande, Courante, Sarabande, Bourrées et Gigue – offrent à chaque étape une respiration, un élan renouvelé, une clarté contrapuntique qui éclaire le chemin.
Enfin, comme une transfiguration, l'Intermezzo en la majeur, op. 118, ouvre la voie à la Toccata en ré majeur BWV 912 de Bach, véritable torrent de lumière qui jaillit après la pénombre dans une irrésistible affirmation de vie.
Ainsi, à travers ce dialogue entre l'intériorité brahmsienne et la limpidité bachienne, se dessine un mouvement vers la clarté : un chemin de musique et d'âme, où chaque œuvre éclaire l'autre et où chaque note semble rappeler une même vérité : la lumière naît toujours de l'ombre.
